Lorsque l'enfant se fait maître

Lorsque l’enfant se fait maître, l’Univers s’incline devant lui

- « Dis-moi bel enfant, fils de la Terre, joyau de l’Univers, quel est ton plus grand désir ? »

- « Le pardon et la régénération de la Terre ma Mère pour tous les êtres vivants et toutes les créatures de l’Univers ».

 

Devant ces mots, que peut donc désirer un adulte ? Que peut demander un père, une mère, un ami ? Le miracle est accompli.

Lorsque l’enfant se fait maître, l’innocence gagne le plus profond de nos cœurs. 

 

Je suis là, présente, dans cette bulle en suspension, en espérant qu’elle n’éclate jamais afin que je puisse savourer cette fraîcheur venue des étoiles.

Toi, petit Être au grand cœur, la sapience divine est sortie de ta bouche telle le chant d’un oiseau avec une spontanéité à couper le souffle.

Je voudrais ne jamais quitter cet instant où l’enfant s’est fait maître !

 

Et si le monde était un monde d’enfant, ne serait-il pas merveilleux ?

Et si les enfants gouvernaient le monde, ce monde ne serait-il pas plus heureux ? plus juste ? plus vrai ?

Nous éradiquons l’innocence des enfants pour en faire des adultes. Prenons-nous le temps de les écouter ?

Ils nous enseignent la Vie et nous, que leur enseignons-nous ?

 

Prière à la Terre ma Mère

Mère, permets-moi de retourner à mon enfance

Lorsque l’innocence coulait encore dans mes veines

Lorsque mes mots étaient des chants de rosée

Lorsque mes gestes étaient des battements d’ailes.

Lorsque la sagesse m’habitait si profondément que tout mon être s’effaçait devant elle.

Lorsque la Nature me révélait ses secrets et que les Fées me chatouillaient les oreilles.

Lorsque les animaux s’approchaient de moi sans crainte et que les ruisseaux me berçaient doucement.

Lorsque l’écume des vagues me racontaient les histoires des sirènes

Lorsque le vent traversait tout mon corps et soulevait mes cheveux me donnant l’envie de m’envoler haut vers le ciel.

Lorsque les nuages étaient mes bandes dessinées

Lorsque les rochers me parlaient des hommes et des femmes.

Lorsque les étoiles brillaient dans mon cœur,

car mon cœur savait qu’il venait de là-bas, de là-haut, de l’infini…

 

03.11.2011 Rosa Fieschi